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Lire dans le métro

Posée

Lire, avouez que c’est la meilleure chose que l’on puisse faire dans le métro ! Commençant assez tôt ma journée de travail j’ai la chance de n’avoir pas beaucoup de monde le matin dans les transports, de fait j’ai tout le temps une place assise ! Et ce, dans les 3 métros différents que j’emprunte (oui oui, dure vie de presque parisienne). 45 minutes de métro assise, le temps idéal pour dévorer des livres. Depuis le début d’année je tiens une liste de livres lus. J’entame mon 5ème livre du mois. À ce rythme, je dépasserai les 50 dans l’année !

Le métro et le train sont les seuls endroits où j’ai le temps de lire. Devrais-je dire, où je prends le temps de lire. À la maison il y a le linge, le bébé, l’amoureux, la vaisselle, la douche, le dîner, le repos. Dans le métro il y a la lecture. Et ça fait du bien.

 

Netflix

J’avoue que lorsque Netflix a annoncé sa mise à jour hors-ligne j’ai sauté de joie. Utiliser mon temps de trajet pour regarder des séries, le pied. Et au final, contre toute attente, j’ai dû regarder 5 épisodes tout au plus. Fixer mon téléphone me fait mal au coup et parfois le son de la série et de mon casque ne couvre pas les bruits du métro. J’ai vite arrêté pour me replonger dans des livres.

 

Tesson

À Noël j’ai eu 3 livres de Sylvain Tesson : L’axe du loup, S’abandonner à vivre et Bérézina.

Bérézina est le tout premier livre de Sylvain Tesson que j’ai lu. J’avais beaucoup aimé sa manière d’écrire et de mélanger histoire et aventure. Suite à cette lecture j’ai lu Dans les forêts de Sibérie. 6 mois à grelotter avec lui sur les bords du lac Baïkal. En 2016 j’ai lu Petit traité sur l’immensité du monde ainsi que son dernier livre, Les chemins noirs. Lisez les livres de Sylvain Tesson, ils sont tous très bien écrit !

L’axe du Loup

Après Noël je me suis lancée sur l’axe du loup. Tesson va suivre les pas des évadés du goulag pendant 6 mois. 6 MOIS ! Je peux vous dire tout de suite : c’est passionnant. Ce qui est marrant avec ce livre c’est que mon papa l’a lu il y a quelques années pendant que ma maman lisait le récit des évadés du goulag et que moi j’allais voir le film. Même histoire, point de vue différents et supports différents. Le récit de Sylvain Tesson est captivant. Les rencontres qu’il fait, les paysages qu’il parcoure, tout est bon pour voyager à l’autre bout du monde assis dans le métro.

 

S’abandonner à vivre

Ici pas de récit d’un de ses voyages, mais des nouvelles. Le premier récit ne m’ayant pas convaincue j’ai un peu douté sur la réussite de ce livre. Il s’avère que la plupart des nouvelles sont passionnantes ! Très inspirées de sa vie les nouvelles sont bien écrites et toujours surprenantes. Je ne m’attendais que très rarement à la fin.

 

Boomerang

Très étrange impression pendant la lecture de Boomerang de Tatiana de Rosnay. À quelques moments j’ai eu l’impression d’avoir déjà lu le livre. À d’autres moments pas du tout. C’était à en prendre la tête. Ai-je déjà lu ce livre ? Je ne crois pas, mais pourtant cette phrase me dit quelque chose… Bref, je crois que je ne l’ai pas lu. Ou alors si je l’ai lu ce n’est que quelques passages quand ma maman laissait trainer son livre sur la table de la cuisine. Ce que j’ai pensé de l’histoire ? Bien. Pas mal. Voilà.

 

Nos pères

Les derniers jours de nos pères c’est l’histoires de jeunes entrainés en Angleterre pour être agent de la SOE afin d’organiser la résistance lors de la seconde guerre mondiale. J’ai beaucoup aimé ma lecture, beaucoup plus que le dernier livre que j’ai lu du même auteur. Ce que j’aime c’est que c’est un roman sur les héros de la guerre mais qui reste réaliste. Ce sont des héros mais des hommes, qui, comme tous ont des faiblesses. La faiblesse de Pal (Paul-Émile) c’est son père, laissé à Paris. Et, attention spoiler, Pal va trahir toutes les mesures de sécurité pour correspondre et retrouver son père. Et pire, il va trahir les services secrets anglais et mourir pour sauver son père. Je m’attendais à ce qu’au final Pal ne meurt pas. Parce qu’on ne fait pas mourir les personnages auxquels on s’attache. Joël Dicker n’hésite pas. Pal meurt, ça se serait passé comme ça « dans la vraie vie ». Les héros ne peuvent pas être plus que des héros Hommes.

 

Roman noir

Je suis actuellement en train de lire Cul de sac de Douglag Kennedy. Livre pris au pif jeudi matin je ne sais pas ce que va donner ma lecture. Je ne suis pas très adepte des romans noirs. Or Douglas Kennedy c’est un peu the zing des romans noirs. À voir donc…

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Antigone de Anouilh

Il y a quelques jours je postais sur Twitter ma collection de Antigone, certains d’entre vous me demandais pourquoi j’en avais autant !

Très bonnes question…. ! Je crois qu’il y a deux raisons à cette folie. Laissez-moi vous compter tout ça.

Le texte

Tout à commencé quand je me suis cassé le poignet sévèrement à la gym. Mon cher papa m’a accompagné à l’hôpital et on a lu ensemble Antigone. Déjà à cette époque j’aimais beaucoup le théâtre, on allait souvent voir des pièces de Molière notamment lors du mois Molière à Versailles.

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Point lecture

Je lis un peu. 
Pas que des choses très intellectuelles, je le reconnais. C’est donc l’heure de faire un Point Lecture. Mes lectures ont toujours le pouvoir de me faire partir loin de mon quotidien qui se résume ces temps-ci à tenter de devenir une vraie adulte en passe de finir ses études.

Au diable les cours passionnant de Master 2 CPEAM, j’aime lire des livres d’adolescents. Petit retour tout en poésie sur les quelques livres lus depuis l’été. Je n’ai pas vocation à faire des critiques aussi détaillées et lumineuses que l’ensemble des lectrices/youtubeuses/blogueuses. Tout d’abord parce que je ne me souviens que très rarement des histoires.

Et c’est aussi un prétexte pour glisser quelques photos de mes vacances…

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Le soleil des Scorta de Laurent Gaudé



Pour Elio,
un peu de soleil de ces terres
qui coule dans tes veines
qu’il illumine ton regard


Le soleil des Scorta, c’est typiquement le livre qui ne me tente  pas aux premiers abords. Un titre bof, une couverture bof, un format bof, et une quatrième de couverture lu en diagonale. Mais c’est typiquement le genre de livre, que j’aime dès les premiers mots. Un style d’écriture poétique, une histoire dure et sensible. Un livre que je vais m’empresser d’ouvrir à chaque moments de stand by. C’est aussi le livre qui, une fois terminé, reste dans ma mémoire. Bref, un réel plaisir. 


D’un côté l’auteur, a été Goncourt 2004. Certains Goncourt ne valent pas d’être lu (suivez mon regard), mais celui là. JE DIS OUI. 

Idées un peu en vrac. C’est le cœur et la fatigue qui parlent.


Nous voilà au bout du monde, pensa l’homme. Je rêve depuis quinze ans à cet instant. » […]
L’âne atteignit le sommet de ce qui semblait être la dernière des collines du monde. C’est alors qu’ils virent Monteppucio. L’homme sourit. Le village s’offrait au regard de sa totalité. Un petit village blanc, de maisons serrées les uns contres les autres, sur un promontoire qui dominait le calme profond des eaux. Cette présence humaine, dans paysage si désertique, dut sembler bien comique à l’âne, mais il ne rit pas et continua sa route.


Violence, douceur, compassion, mélancolie, voilà ce qui nous est raconté dans ce livre. 
Une famille se bat génération après génération pour garder la tête haute et lutter contre le mauvais sort. Elle le fait avec une volonté qui brise le cœur car les Scorta sont né de rien. Dès le commencement il n’y a pas même une once de bonheur et de joie dans leur vie. Il a fallut suer chaque jour pour construire leur avenir.  



Tout se passe dans le petit village de Monteppucio. Les générations se succèdent, tout le monde se connait, tout le monde va se détester, se pardonner, se diviser, se déchirer, se reconstruire. Le temps va aider les cœurs à se forger, et les âmes à devenir plus belles. Car en Italie, dans les régions les plus reculées, il fait parfois bon vivre. Mais pas tout le temps. 

Après la mort de Luciano, le premier des Scorta, sa fille et ses trois fils font la promesse de partager à leurs neveux et nièces un petit bout de leur savoir, un petit secret profondément enfouit. Et surtout, ils font une promesse encore plus belle, celle d’être heureux. D’être heureux ensemble, en famille.
Ils étaient maintenant tous épuisés comme après une bataille. Épuisés et heureux. Ils avaient joui, ensemble, d’un peu de vie. Ils s’étaient soustraits à la dureté des jours. Ce repas resta dans toutes les mémoires comme le grand banquet des Scorta. Ce fut la seule fois où le clan était au complet. […] Ils étaient tout à leur bonheur sous le regard généreux de Raffaele, que le spectacle de ses frères dégustant les poissons qu’il avait lui-même grillés faisait pleurer de joie.
L’auteur nous conte ces années difficiles avec une telle douceur que l’on ne peut pas détester les Scorta. On ne peut pas se détacher d’eux. On ne peut pas les haïr alors qu’on apprend qu’ils ont tué, pillé, dépouillé et brûlé leurs biens, leurs voisins…


La force qui unie la famille est plus forte que tout. Au fil des pages, on devient nous aussi un membre de la famille Scorta. On connait leurs faiblesses, leurs torts, leurs secrets, leurs envies. On sait tout d’eux, et on apprend à les aimer. 

Comment ne pas les aimer après tout ce qu’ils ont vécut ? Comment ne pas partager leur cause quand le sort est contre eux ? Comment ne pas les aimer quand leur seul souci c’est d’être simplement heureux en famille ? 

Tout est raconté avec poésie. Les mots choisis rendent plus doux la situation. On ressent vraiement cette volonté de protéger les siens. Les Scorta ne lâchent rien. Ils sont sous le ciel brûlant des Pouilles, et c’est là que chacun mourra en paix. Tous se souviendront des moments de joies passées  avec leur famille. Ces moments seront mêlés aux moments de douleur et aux échecs vécus. Mais aucun d’eux ne regrettera de ne pas avoir quitté Montepuccio et vu le monde.

 Il lui fallait le ciel entier, plein d’étoiles mouillées  pour épancher sa mélancolie. Il ne demandait rien. Que le laisse simplement glisser au fil de l’eau en abandonnant dernière lui les tourments du monde. 





« Domenico lâcha d’un ton sans appel un magistral « Ma van fan’ culo ! » qui fit rire sa sœur aux éclats. 
Ils firent une halte sur le bord de la route et au fond ils étaient heureux de cette occasion qui leur était offerte de reprendre leur souffle et de contempler le bout de chemin qu’il restait à faire ».



Hunger Games, je l’ai vu puis je l’ai lu.

Hunger Games

Un petit mot pour vous dire ce que j’ai pensé de Hunger Games, le livre après avoir vu le film. Je fais les choses dans le mauvais sens et pour une fois ça a du bon.

 
 
 
J’ai adoré le film. Mise à part la fin. L’action est bien menée, le rythme soutenu et les émotions là. Oui, j’ai eu peur, j’ai crié, et j’ai fermé les yeux ! Malgré une fin gnangnan et mal exploitée j’ai trouvé que pour un film à gros budget dont le but était de faire venir l’ensemble des teengers en salle, c’est plutôt bien réalisé !

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