Jour de silence à Tanger de Tahar Ben Jelloun


Un très beau livre que j’ai dévoré en quelque temps dans le cadre du défi lecture : « Un mot, des titres » proposé par Calypso sur son blog. Un mois et demi pour choisir avec attention un livre comportant le mot du mois et le lire.. Pour cette  session le mot est JOUR !  

Après avoir arpenté les rayons de la bibliothèque municipal du 14ème je suis tombé sur ce livre blanc avec un liseret rouge et pour titre Jour de silence à Tanger. Les premières lignes de la première page m’ont séduitent immédiatement. En une phrase j’ai été conquise. Je me suis dit qu’avec un style comme le sien, Tahar Ben Jelloun ne pouvait que me faire voyager au Maroc, dans le siècle passé avec poésie.

« C’est l’histoire d’un homme leurré par le vent , oublié par le temps et nargué par la mort »


Un monologue passionnant d’un père se faisant vieux et refusant durement cette fatalité.  Il vit au Maroc à Tanger dans une maison où seul reste sa femme. Ses enfants ne viennent plus le voir, et hélas, ses amis sont tous déjà partis. Sa femme au quotidien s’occupe de lui et essaye de faciliter sa vie de malade. Mais pour ce grincheux personnage, cette femme ne fait que le rabaisser…Enfin, c’est ce que nous conte cet homme abîmé par le temps.

Car il  ne faut pas se fier à lui. Il  rouspéte sur tout ce qui l’entoure en maudissant le reste des hommes. Cloué dans son lit, il a le temps de revivre une nouvelle fois sa vie, sa jeunesse et de faire un bilan approfondit de chaque instant passé à Tanger. Il se remémore ses amours perdus, ses échecs, ses combats, ses victoires, sa famille et ses amis hauts en couleurs.  Mais un homme se doit d’être fort et ne doit pas être sensible afin de ne pas glisser dans la mélancolie. Il dresse entre lui et ses émotions un mur immense. Il sera fort jusqu’au bout. Il ne flanchera pas. Cette détermination entraine de la mauvaise foi de la part du narrateur. Que l’on aime malgré tout.

 » L’ennui, c’est quand la répétition des choses devient lancinante, c’est lorsque la même image s’appauvrit à force d’être toujours là. L’ennui, c’est cette immobilité des objets qui entourent son lit, des objets aussi vieux que lui ; même usés, ils sont toujours là, à leur place, utiles, silencieux. Le temps passe avec une lenteur qui l’agace. « 


Car bien que dans la majeure partie du livre ce vieil homme ne fait que s’en prendre à tout ce qui l’entoure, on s’attache à lui. On s’attache à cette vie que l’on ne connaît pas,  à cette époque passée si bien racontée. Les mots durs qui sortent de la bouche du vieil homme sont tout aussi doux que dénigrants. On sent  dans chaque reproche de l’amertume, du regret et beaucoup d’amour.

« La mort est un vaisseau porté par les mains des jeunes filles ni belles ni laides qui passent et repassent dans une maison en ruine, sous le regard incrédule et méfiant de celui qui, d’une main sûre, repousse cette image. »


Toutes les émotions qui se dégagent, sont pour moi l’ œuvre de l’auteur. Les mots sont justes, les phrases belles et l’écriture poétique. Tahar Ben Jelloun pose ses mots de façon si légère que l’on se croirait à Tanger. L’histoire sans intrigue du narrateur prend sens sous les mots choisis avec délicatesse et l’on s’attache à l’homme qui nous est décrit. Je le redis, dès les premiers mots j’ai été envoutée ! Mon papa a fait une remarque sur la manière d’écrire de l’auteur qui m’a parut très juste. Cette façon lente d’écrire, d’imager et de raconter est significative du tempérament arabe. Le rythme de vie est différent. La manière de s’exprimer tout en finesse, en choisissant ses mots et en faisant trainer les phrases. Ici, ça s’y prête à merveille. On est davantage plongé dans l’esprit marocain du livre.

Pour terminer, et vous le redire. J’ai énormément apprécié lire Tahar Ben Jelloun. Dès que j’en aurai l’occasion, Le racisme expliqué à ma fille sera lu. Beaucoup de poésie, de belles phrases et une belle ambiance qui se dégage de chaque page.
Lisez le. N’attendez plus. Tahar Ben Jelloun jury du Prix Goncourt va vous faire voyager. En ces temps d’élections présidentielles ça ne peut que vous faire du bien. 




Bonne lecture ! 

                                          

Cookie, la recette !

Voilà un petit cadeau. Pour ceux qui ont déjà goûté mes cookies lors d’un petit déjeuné, d’un goûté, d’un après midi, ou tout ceux qui en rêve. Ou même ceux qui cherchent une recette plutôt bonne, ou qui tombent ici par gourmandise…

Ce n’est ni une recette de famille, ni inventée par mes soins. Mais une recette qui vaut le coup et qui a fait ses preuves. Des cookies sableux, gouteux et sucrés.

Ingrédients :
200 grammes de chocolat patissier
500 grammes de farine
250 grammes de beurre
125 grammes de sucre blanc
250 grammes de sucre roux
2 œufs
1 cuillères à café de levure chimique
2 cuillères à café d’extrait de vanille
1 cuillère à café de sel






Ma maman me dirait avant même d’avoir commencé: « Tu as allumé le four ? ». Donc, écoutez la et allumez votre four pour le préchaufferà une température de 180 degrés environ.

Munissez vous d’un grand saladier. J’ai dit grand. Pas moyen.

Faites fondre le beurre,et à l’aide d’un batteur, mélangez le sucre roux et le sucre blanc avec le beurre.



Ajoutez y la moitié de la farine, le sel, l’extrait de vanille et la levure et continuez à battre.


Avant d’incorporer la suite de la farine sortez votre batteur du saladier, sinon vous allez l’endommager. Et ça serait vraiment dommage.
Donc, incorporez le reste de la farine avec les 2 œufs entiers.



Finissez de mélanger les ingrédients, pour avoir une pâte homogène, avec vos mains.

Cassez le chocolat en morceaux plus ou moins gros. Ne le faîte pas sur une assiette en plastique. Elle n’y résistera pas ! Une planche à découper c’est pas mal !

Sur la plaque de votre four disposez des petites boules de pâte espacées de quelques centimètres.

En cuisant, les cookies vont s’aplatir et gonflés un peu.

Laissez cuire une dizaine de minutes. Si votre four chauffe bien, surveillez dès huit minutes de cuisson. 
Le cookie est une pâtisserie qui cuit vite ! 
Si vous les aimez bien cuits, n’hésitez pas à les sortir dès qu’ils sont un peu blancs crème. Pour ceux qui préfèrent les cookies croustillants laissez brunir davantage.

Une fois vos cookies sortis du four, laissez les refroidir sur une grille. Ne vous inquitez pas s’ils sont mous. Ils vont durcir à l’air. Placez la grille dans un petit coin pour éviter les gourmands passant par là ! 

Bon appétit à tous ! 


A écouter : La tristitude de Oldelaf


Un soir au théâtre de l’Européen…

 

Que ça fait du bien de rire autant. 
 
Arnaud Tsamere que je connaissais vaguement est en ce moment au Théatre de l’européen. J’en reviens.. Et oh mon Dieu, oui. Que c’est drôle. J’ai ri, pleuré, aimé et j’ai fini par tomber amoureuse.
Tout d’abord de ses cheveux, de ses yeux bleus et de son talent pour la chanson. Un petit air de Gad Elmaleh quand il s’empare du micro, plutôt plaisant. 
Avec une situation tragique il nous fait rire jusqu’à en pleurer. Des sketchs plus fous les uns que les autres, il apostrophe le public, pour le mettre (plus ou moins) à l’aise. On a juste envie de se lever et de crier : JE T’AIME, J’AIME TES FESSES (enfin surtout Karim qui a flashé sur son derrière.)



 
Dès le début il nous place dans un silence dérangeant. Mais très drôle. Patrice, le personnage qu’il interprète est  professeur. Comme dans une salle de classe, le public est gêné de ne pas connaitre la réponses à ses questions. Ou tout simplement de ne pas avoir de questions. Bah oui. C’est gênant quand sur scène Arnaud ne bouge d’un pouce attendant nos questions.
Bref, ça enchaîne rapidement. Les blagues fusent, le public éclate de rire (surtout moi), c’est léger, drôle, très drôle. On s’attend à certaines chutes, mais il y a toujours un plus, un rebondissement auquel on ne s’attend pas. En reprenant certains classiques, (« Chatouiller de la gratte »…). Arnaud Tsamere nous emmène loin dans son univers. Nous ne sommes plus à l’Européen, mais dans l’esprit farfelu de Patrice. « Tatayet.. Une bavette »
Moi qui avait un peu peur que ce ne soit trop gras, et trop souvent en dessous de la ceinture, pas du tout ! Quand ça l’est, c’est… Intelligent et très bien dit. Même le monsieur pas content que j’éclate de rire toutes les 2 minutes a esquissé un « hahah » lors de blagues un peu « moches »
C’est à la limite de l’impertinence. Le théâtre tremble sous nos corps esclaffés.  
 
Une heure trente de rires et de pleurs. Si vous avez l’occasion filez le voir. Mettez vous au premier rang, savourez ce moment comme un petit bijou. Des crises de rires comme celles là, c’est bien trop rare ! Il ne faut pas louper le coche et faire travailler ses abdominaux ainsi que les zygomatiques….
 
Merci Arnaud
 
Infos : A l’européen jusqu’au 29 Avril du mercredi au samedi


 
A écouter : Just Say Yes de Snow Patrol

Edito

Bonjour et bienvenue… 

 Un édito comme premier post pour que vous sachiez qui écrit et qui se cache derrière ce blog. 
 
J’écris comme je parle, enfin, en mieux. Je suis distraite au point d’oublier le bouchon d’essence sur ma voiture à la station service, ou de mettre un t-shirt en oubliant mes sous-vêtement.
 
Bavarde, désorganisée. Ça va de soi. C’est de famille.
 
Je fais des études de Communication. Pour cela j’ai passé un peu de temps à Paris 8 et dans le Sud Ouest. Non, je ne dis pas « gavé » et « poche ».

Après avoir bossé dans un peu tous les domaines (la culture, l’armée, agence d’archi,

 
« J’ai la vie qui m’pique les yeux » 

dirait un certain Renaud. Ca me pique les yeux surtout quand c’est écrit petit ou alors que j’ai du sable dans les yeux, ou alors que.. passons.. 

 
J’ai des amis sympas. Mais pas tous bloggueurs. Heureusement
 
J’ai des potes, une famille, des gens que je connais pas et d’autres que je n’aime pas. Une vie, pour faire simple. Ah, aussi un lapin, deux (trois?) poissons et un compte Twitter, Pinterest, Instagram, un amoureux. Bref, je suis une fille faible qui suit toutes les tendances.